Moorea, une île en bouteille

Moorea17102018-IMG_0015A seulement 30 mn de ferry – une demie journée à la voile –, la petite sœur de Tahiti exhale les saveurs tropicales. Depuis bientôt 40 ans, l’entreprise Jus de fruits de Moorea pousse l’ananas au sommet du goût. Lire la suite

Publicités

Le « tamal », le mets préféré des Guatémaltèques

 

Antigua_Nahuala09112017-20171109_144648Enroulé dans une feuille, le tamal  est constitué de pâte à tortilla, de viande et d’une sauce épicée. Simple ? Euh, nous passons la journée à en confectionner plus de 100 chez notre amie Francisca.

Le tamal se déguste aux grandes occasions, Noël par exemple. La veille de notre départ de l’association Asodi, dans la communauté de Palanquix Loma, c’est le plat tout trouvé pour rencontrer l’essence de la cuisine guatémaltèque, et régaler les amis.

1ère étape

Grimper à la cime du kanak (dans les régions plus tropicales, on emploie des feuilles de bananier) et couper les feuilles les plus larges. Jennifer, 14 ans, monte jusqu’à 20 mètres, machette à la hanche. Les branches tombent les unes à la suite des autres et, à un moment donné, la machette aussi ! Ensuite, les feuilles sont rassemblées en paquets de 16 et nouées avec l’écorce des branches. Catarina paie à la propriétaire de l’arbre notre cueillette et met le tout dans son tissu qu’elle noue autour du dos. La petite troupe retourne, guillerette, à la maison par les champs de maïs.

Antigua09112017-IMG_0714Antigua09112017-IMG_0700

2ème étape

Laver toutes les feuilles (320 !) au savon pour enlever les spores qui, paraît-il, démangent la peau, puis les sécher au soleil.

Antigua_Nahuala09112017-20171109_124331_002-1

3ème étape

Faire dorer à la poêle oignons, tomates et poivrons. A part, faire bouillir des morceaux de viande de bœuf.

4ème étape

Rassembler sésame, pépins de courge, peau de piment séché, une baie nommée « pimienta gorda », une autre aux vertus colorantes en rouge. Moudre le tout sur une meule en pierre.

Antigua_Nahuala09112017-20171109_124234_001-1

5ème étape

Mixer la préparation de légumes et la poudre odorante.

6ème étape

Avec la pâte à tortilla (je passe l’étape récolter le maïs, égrener le maïs, sécher le maïs, cuire le maïs, moudre le maïs !), former une petite soucoupe dans sa main et y déposer un morceau de viande nappée de sauce.

7ème étape

Déposer le tamal sur la feuille de kanak et la plier en 4 pour emprisonner le mets.

8ème étape

Dans un fait-tout, déposer toutes les tiges des feuilles afin d’en tapisser le fond. Y placer les tamales. Allumer un feu et faire cuire sans eau pendant une heure environ.

Rio_dulce17112017-DSCN1770

C’est sûr, après avoir crapahuté dans les arbres, lessivé des centaines de feuilles, pétri la pâte à tortilla de toutes ses forces, meulé du piment en se râpant les doigts, on est super content de les déguster ces origamis culinaires !

Chaud cacao ! De la fève à la truffe

Cacao-12092017-20170912_144033-4Quatre mois que nous n’avons pas croqué dans un bon morceau de chocolat ! Alors, quand Jessica arrive sur Balanec avec des fèves de cacao, l’atelier chocolat démarre aussitôt.

  1. Peler les fèves. Afin de retirer la fine pellicule marron qui les entoure, on les réchauffe à la poêle ; c’est plus facile mais on se brûle un peu les doigts.
  2. Torréfier les fèves. A sec, elles sont chauffées sur le gaz pendant une bonne demi-heure et remuées à la spatule en bois sans discontinuer.
  3. Moudre les fèves. Faute de moulin à café ni de meule de pierre (un peu lourd sur le bateau), je sors mon arme secrète : le thermomix !
  4. Ajouter du sucre, du lait en poudre et, suivant les envies, de la cannelle, de l’huile de coco… Le chocolat se garde au réfrigérateur durant des semaines. On peut ensuite le râper pour un chocolat chaud, l’intégrer dans un gâteau ou fabriquer de la glace au chocolat.
Semuk-12092017-DSCN1129-1

On torréfie les fèves.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Fabriquer ses yaourts

Pas évident de trouver des produits laitiers dans certains pays où l’élevage bovin est peu développé. Adieu donc fromages, beurre, crème fraiche, faisselle… ? Que nenni ! En trichant un tantinet, on peut au moins s’offrir de bons yaourts.

Pour remplacer le lait entier, on ajoute du lait en poudre (si possible non écrémé). Pour remplacer le yaourt ferme que l’on connait en France, on ajoute des ferments lactiques. L’intérêt de ces deux ingrédients, c’est qu’on les trouve au rayon sec et donc qu’ils se conservent relativement bien.

Chauffer le lait 40 °C et le mélanger au lait en poudre et au ferment. yaourt_thermos

Le truc : mettre ce  mélange dans une thermos. Une fois pris, verser le yaourt dans un récipient à garder au frais. On se sert à la cuillère afin d’éviter le gaspillage d’eau au moment du lavage des pots individuels.

Reste à essayer sur un bateau qui tangue, qui gite sachant que la yaourtière apprécie la stabilité…