Retour sur Tahiti

Arue22092018-DSCN0226Après deux mois en Métropole, nous retrouvons la Polynésie, Tahiti et notre cher voilier.

Balanec, du haut de ses 16 ans, a hélas pris un coup de vieux. Le pont est nappé de déjections d’oiseaux, à croire qu’il y a eu soirée sur soirée à son bord. La coque, jadis bleu turquoise, est uniformément  verte, soulignée par une moustache d’algues bien moussues.

Bricolage, ménage

A l’intérieur, nous retrouvons le capharnaüm d’un départ précipité : voiles, moteur hors-bord, coussins du cockpit, gilets de sauvetages jetés en vrac en travers du carré. Il faut escalader ce monticule pour accéder aux bannettes. De plus, en notre absence, le bateau semble avoir travaillé à vide ; ce qui marchait ne fonctionne plus. Sur les trois éviers, plus aucun n’est utilisable. Une fois le moteur rallumé – ouf ! il démarre –, la tirette d’étouffement reste dans la main du capitaine dépité. Le dessalinisateur étant hiverné, il va falloir « bidonner », c’est-à-dire remplir des bonbonnes d’eau à terre. La liste des « to do it » s’écrit d’elle-même : installation d’un nouveau parc de batteries, nettoyage des cuves à eau, changement des feux en tête de mat, fabrication d’étagères pour la salle de bain, reprise de coutures parties en « distribil »…

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Pendant que les parents font mumuse, les enfants régatent…

Courses à pied

Nous reprenons notre sport favori : les courses à pied. Un supermarché Carrefour – aussi vrai que français – n’est qu’à 20 mn de marche de la marina. Et, contrairement à la réputation de Tahiti, nombre de produits ne sont guère plus chers qu’en Métropole. Il s’agit de repérer les étiquettes rouges apposées sur les produits de première nécessité (PPN) et la baguette croustillante apparaît pour à peine 40 centimes. On peut même s’offrir du Roquefort et des céréales bio sans trop attaquer le budget. Au deuxième passage, nous nous déplaçons tous les quatre à trottinette car riz, pâtes, pommes de terre et bières finissent toujours par nous transformer en bêtes de somme.

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Même à vélo, les courses, ça épuise !

« Une chose rentrée, une chose sortie »

Une équation se pose : comment faire rentrer nos 100 kg de bagages ? Suffit d’appliquer le dicton Balanec : « Une chose rentrée, une chose sortie ». Je m’attaque au méga tri et, à force de poubelles et de dons au personnel de la marina, je ne suis pas loin d’atteindre mon but.

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Enfin, nous réceptionnons nos colis au bout de 4 mois ! Merci les amis pour le pâté Hénaff et le Champagne !

Nous pouvons dorénavant relever la tête et regarder ce qui nous entoure. Ancrés dans la baie d’Arue, nous sommes à 4 km de Papeete (26 000 habitants) desservie par un périphérique fréquemment embouteillé. Rares sont les bus et chers les taxis. On enfourche donc nos trottinettes de plus en plus déglinguées et arrivons les tongues en feu au centre-ville. Pas de chance, le samedi après-midi, les devantures sont closes ; il nous reste le très joli marché municipal, les jardins ombragés de Bougainville, le vaste parc de Paofai en front de mer, la cathédrale catholique Notre-Dame et les bijouteries perlières plus chics les unes que les autres. Bien assez pour mériter un retour en taxi !

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Le marché municipal

Des pics énigmatiques

Rapidement, nous sommes « fiu » (« fatigués » en tahitien) des supermarchés et des magasins de bricolage – où tout devient indispensable dès lors que c’est sous nos yeux –, des voitures, du bitume, bref de la ville. Pourtant, hormis l’étroite bande littorale, l’île n’est guère urbanisée. La majorité du territoire est composé de vertes montagnes volcaniques régulièrement arasées par une brume tenace.

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Je n’ai qu’une hâte, randonner vers les hauteurs, dénicher des cascades au fond de rivières glougloutantes et marcher sur les traces de Pierre Loti. Malheureusement, j’ai beau scruter le paysage et interroger les locaux, je ne vois guère de route traversière. « N’allez pas seuls en forêt, nous mettent en garde les Tahitiens, c’est dangereux ». Apparemment, il faut s’octroyer les services d’un guide ou louer un pick-up pour pénétrer au cœur de ces reliefs sauvages. Nous n’avons hélas ni le temps ni l’énergie d’une telle organisation car nos premiers hôtes de marque arrivent d’ici quelques jours…

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