Transpacifique : J-3 !

Staniel island13 22042017La ville de Panama dans le dos, nous portons notre regard vers la Polynésie.

Dès que là fenêtre météo sera engageante, nous partirons traverser le Pacifique est : 4000 milles nautiques, soit plus de 7000 km ! Nous visons les Gambier, tout au sud.

Arrivée en mai, après 40 jours de mer.

Souhaitez-nous bon vent !

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Balanec dans le Canal de Panama

Canal18032018-IMG_0061Après deux semaines d’attente à Portobelo, nous suivons le mythique Canal de Panama qui unit l’Atlantique au Pacifique. Devant cette machinerie jamais égalée, le navigateur à la voile se sent bien minuscule mais pas peu fier.

Démarré en 1880, sous l’égide de Ferdinand de Lesseps – le génial constructeur du Canal de Suez –, le Canal de Panama aurait pu contribuer à la grandeur française. Hélas, la défaite de l’ingénierie (impossible de percer les montagnes, de défricher la jungle) fut suivie d’un désastre humain (20 000 morts dus à la fièvre jaune, à la malaria et aux glissements de terrain) puis d’un fiasco financier.

En 1903, alors que le Panama proclame son indépendance vis-à-vis de la Colombie, il signe un traité avec les Etats-Unis afin que ceux-ci redémarrent les travaux. En 1914 le Canal, dont la réussite repose sur la conception de six écluses, est inauguré. Il relie le port de Cristobal, à Colon, au port de Balboa, à Panama City, par une percée de l’isthme panaméen sur 80 km. L’eau coule désormais sans obstacle entre l’Atlantique et le Pacifique. En 1999, le Canal « américain » est rétrocédé au Panama.

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Le Panama, ça coûte un bras

Si l’archipel des San Blas nous a fait mener un train de vie sobre et économe – achats résumés à quelques fruits et légumes et à l’essence pour l’annexe –, entrer et croiser au Panama coûte cher. Permis de croisière : 185 $. Visa : 105 $/personne (1). Quant au passage du Canal, il se paye rubis sur l’ongle : 900 $ + 900 $ de caution (2). Location de pare-battages et de lignes normées : 75 $ ; déplacement « sous haute surveillance » en lancha et taxi jusqu’à la Citybank pour règlement en cash : 65 $. Stop ! On se console en apprenant que le ticket payé par les cargos pour un transit est de 350 000 $, au bas mot !

(1)    En février 2017, le visa est devenu gratuit. Dommage pour nous !

(2)    Pas de caution si l’on passe par un agent dont les services avoisinent les 350 $. Canal19032018-IMG_0118

Galop d’essai

En attendant notre date de passage, nous allons tâter du Canal avant l’heure. Chacun, séparément, nous convoyons des bateaux d’un océan à l’autre : Coline, la 1ère sur Cékankonvaou, Gaëlle sur Seayousoon et Jean-Marie sur Babel. Les autorités du Canal exigent, en plus du capitaine, 4 adultes préposés aux aussières. Aussi les équipiers des voiliers dans l’expectative s’entraident-ils afin d’économiser le coût de « handliners » professionnels. Et les apéros n’en sont que plus conviviaux !

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Vives émotions dans les écluses

Le 18 mars 2018, Balanec est ancré dans le port de commerce Cristobal, devant Colon. Toute la journée, nous attendons notre transit adviser. A la différence des grosses unités qui sont réellement prises en charge par un pilote, les voiliers, eux, reçoivent à leur bord un « conseiller en transit ». Le capitaine reste seul maître à bord mais peut s’appuyer sur les recommandations de ce professionnel… s’il ne somnole pas ou s’intéresse quelque peu aux contraintes de la plaisance. Par chance, l’agréable Francisco saute à bord de Balanec en fin d’après-midi et le moteur est mis en marche. C’est parti pour le franchissement de l’isthme.

 

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Francisco, conseiller en transit, embarque sur Balanec.

 

Canal10032018-IMG_0018Passant sous l’impressionnant pont en construction qui ralliera, en 2019, les deux rives, nous nous dirigeons vers les écluses Gatun dans lesquelles notre radeau pénètre, Balanec à couple de deux autres voiliers. Au dessus de nos têtes, des petits bonhommes sortis tout droit d’une boîte de lego – casque bleu vif de chantier et gilet de sauvetage rouge – lancent une touline afin d’y fixer nos amarres bâbord et les tendre sur la paroi. A l’instant où les portes d’acier se rabattent sur  nous, une émotion mêlée d’appréhension et de curiosité m’envahit. A mesure que le sas se remplit, de puissants tourbillons dansent autour de la coque. Trois écluses plus tard, Balanec a grimpé de 26 mètres !

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Une équipe de choc

Jean-François, Gérard et Paluch, nos équipiers, sont de parfaits « handliners », concentrés sur les aussières qu’ils laissent filer, petit à petit, aux écluses descendantes. Le radeau doit rester bien au centre du sas en dépit des remous de l’eau. Plus d’une embarcation a fini drossée sur les murailles en béton à cause d’un équipier inexpérimenté ; et gare aux mains et aux pieds parfois dangereusement coincés dans les des aussières tendues à blanc. Heureusement, notre transit se déroule sans casse ni blessure.

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Au sommet des montagnes

Mouillage pour la nuit dans le lac Gatun, à la sortie du premier groupes d’écluses. Le lendemain matin, nous traversons cette vaste étendue de 33 km en compagnie de deux autres conseillers en transit, Roy et Romuald. Les rives taillées à la serpe rappellent le caractère artificiel de ce lac creusé dans la montagne. Faisant feu de tout bois, la nature y a repris ses droits : hirondelles, vautours, crocodiles, paresseux ou singes hurleurs se manifestent à notre œil ou à notre ouïe.

 

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Vautour et croco, le duo ravageur !

 

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Coline, maître-coq

Canal19032018-DSCN2670Pendant la navigation, Coline gère les repas, suivant scrupuleusement son livre de recettes : spaghettis bolognaise, salade de crudités, mousse au chocolat… Pour la quiche aux légumes du soleil et la tarte à la banane, elle est secondée par Jean-François. Avec Gérard à la vaisselle, je pourrais presque bronzer sur le pont en sirotant du jamaïca ! Mais toute cette eau douce qui glisse sous la coque n’est pas à gaspiller, ni l’électricité produite par le moteur : configuration idéale pour faire tourner le lave-linge.

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Gigantisme et mondialisation

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Tout en progressant dans le chenal, nous croisons des porte-conteneurs, des pétroliers, des gaziers, des paquebots, des « bateaux frigo », d’autres chargés d’automobiles… Ils battent pavillon libérien, maltais, danois, américain, bahamien… Toute embarcation confondue, près d’un million de navires ont déjà transité via le Canal de Panama.

 

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Rentré au chausse-pieds dans l’écluse ! Il reste exactement 60 cm de chaque côté.

 

En 2017, le Canal franchit une nouvelle étape dans la course au gigantisme. Des écluses plus larges (56 m), plus longues (560 m) et plus profondes voient le jour pour recevoir les unités de taille Panamax. Les écluses d’origine (36 m de large et 360 de long) – que Balanec emprunte – étaient devenues par trop étriquées ! Dorénavant, le passage dans ces nouveaux équipements coûte la bagatelle d’un million de dollars ! C’est à frémir en imaginant le prix du bateau et de sa cargaison… Le Canal compte 10 000 travailleurs, dont 270 pilotes, et une quarantaine de « conseillers en transit ». Chaque jour, près de 40 navires empruntent le chenal interocéanique, mais seulement 4 à 5 voiliers. Parmi ces derniers, on entend parler surtout… français ! l’une des trois nationalités les plus représentées au côté des Etatsuniens et des Britanniques.

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Et s’ouvrent les portes du Pacifique

Après Pedro Miguel, Balanec pénètre dans l’ultime écluse baptisée Miraflores. Une demi-heure plus tard, la machinerie infernale dépose l’Ovni et ses équipiers quelques 26 mètres plus bas. Le Pont des Amériques salue notre entrée dans le vaste océan Pacifique.

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Canal de Panama : Coline, 10 ans, le passe en solo

Canal02032018-DSCN2557-2Embarquée comme équipière sur un catamaran, Coline franchit les portes de l’océan Pacifique avant la famille Balanec. Interview.

Comment une petite fille peut traverser le Canal de Panama sans ses parents ?

Coline : Les voiliers doivent avoir 5 adultes à bord pour s’occuper du bateau. Sur Cékankonvaou, la maman disait qu’elle ne comptait pas car elle devait surveiller ses enfants ; ils ont deux fils de 5 ans et 18 mois, Marin le grand et Cyrus le petit. J’ai proposé de les aider. Eve a dit que c’était une super idée ! Grâce à moi, elle pouvait aider aux manœuvres.

 

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Arrivée du pilote sur Cékankonvaou

 

 

Et tu les connaissais déjà ?

Coline : Ah oui ! Nous les avons rencontrés au Guatemala, dans une marina où nous sommes restés 6 mois comme eux.

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Combien de temps es-tu partie ?

Coline : Deux nuits et deux jours. Le premier jour, notre catamaran s’est amarré à deux autres voiliers pour faire un gros radeau. Nous avons passé 3 écluses pour « monter » dans le lac Gatun. Le deuxième jour, nous avons traversé le lac pendant 6 heures. Nous sommes arrivés dans les 3 autres écluses et nous sommes « redescendus » sur la mer du Pacifique.

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Quel était ton rôle ?

Coline : J’ai gardé Cyrus et Marin. Je les occupais avec des jeux. Je donnais à manger à Cyrus et je l’ai même endormi pour la sieste.

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Ca t’a plu ?

Coline : Oui, beaucoup. C’était chouette d’être avec Eve, Michel, Jean-François, François, Serge, et bien sûr les copains ! Ce qui m’a le plus impressionné, c’est quand on était face aux dernières écluses et que derrière, on voyait la mer tout en bas. Cela faisait bizarre ; je me disais « s’ils ouvrent les portes d’un coup, le bateau tombe comme dans une cascade ». Et aussi, quand je me suis retournée, j’ai vu un méga-giga cargo derrière nous. Il était tellement large qu’il touchait presque les murs des écluses.

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Attention à la marche !

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Est-ce qu’il y a beaucoup de monde qui travaille au canal ?

Coline : Sur notre catamaran, chaque jour, on avait un pilote panaméen. Mais il ne parlait qu’en anglais. Il donnait les consignes : « accélère ! moins vite ! recule ! à droite ! à gauche ! ».

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Les ligneurs au bord des écluses

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Le pilote dîne avec les enfants

 

Comment était l’ambiance à bord ?

Coline : Chouette, tout le monde rigolait. A certains moments, on entendait le bruit des bouts qui s’étiraient. Eve avait peur que ça casse.

 

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Dans l’écluse de Miraflores

 

Est-ce qu’il y avait des dangers ?

Coline :  Oui, il ne faut pas tomber à l’eau dans les écluses, sinon on se fait écrabouiller par les bateaux. Notre catamaran, qui était au milieu du convoi, devait bien tenir la barre sinon il envoyait les deux autres voiliers contre les murs.

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Est-ce que tu as hâte de retraverser le Canal avec Balanec ?

Oh oui !

 

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La ville de Panama, la « New York d’Amérique centrale » (Coline)

 

Portobelo, l’antichambre des grandes expéditions

Portobello26022018-IMG_0002A l’issue de notre traversée épique entre le Honduras et le Panama, nous relâchons dans la baie de Portobelo dont les murailles témoignent d’une riche histoire coloniale.

Lovée au fond d’une anse resserrée, la cité de Portobelo apparaît endormie depuis un demi millénaire, comme quittée par les conquistadors du jour au lendemain. Des remparts envahis de mousse ; une enfilade de canons pointés vers la mer ; un imposant bâtiment ancien en piteux état ; des vautours dans les rues ; des maisons sales lapées par une eau boueuse ; de multiples épaves à demi émergées. Sous un ciel bas et gris, l’ensemble donne une impression de décrépitude avancée.

 

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Vautour en maraude

 

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Un site militaire et marchand

Pourtant, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Portobelo fut le plus grand port espagnol d’Amérique centrale. Découvert par Christophe Colomb en 1502, lors de son 4e voyage, le site s’avère d’emblée stratégique afin d’expédier les richesses du Nouveau Monde vers l’Europe. Notamment l’or du Pérou qui transite, côté Pacifique, par la ville de Panama. En 1746, la cité est détruite par les Anglais et, bien que rebâtie en 1751, elle ne retrouvera jamais son lustre d’antan. Aujourd’hui, cette bourgade de 4000 âmes vivote derrière ses remparts plutôt bien conservés. Cependant, les fortifications San Jeronimo, Santiago et San Fernando raconteraient encore davantage d’histoires si elles n’avaient pas été en partie démantelées au début du XXe siècle afin de servir à la construction du Canal de Panama. Pour en savoir plus, nous pénétrons dans le Real Aduana (Maison de la douane), un beau bâtiment d’époque en cours de restauration.

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Tranquille, tranquille

Une fois quitté le front de mer et sa vue désolante – 8 navires agonisent dans la vase depuis le passage de la tempête tropicale Otto en novembre 2016 –, nous retrouvons, côté rues, une ambiance caribéenne décontractée. La musique joyeuse glisse d’une maison à l’autre et inonde les bus décorés comme si c’était carnaval. Nombre de façades sont peintes de motifs oniriques ou naïfs colorés. Et la population noire invite à la nonchalance.

Tempête tropicale Otto (2016)

Notre flânerie nous mène jusqu’à l’église joliment peinte en violet et blanc. Sur les trois côtés, ses hautes portes sont grandes ouvertes, invitant à jeter un œil, puis l’autre, voire à s’asseoir. Que j’aime ces édifices traversés par les bruits de la rue, et qui posent sur eux un voile de douceur. Plusieurs statues de Jésus interpellent les filles, notamment celle du Christ Noir vêtu d’une chasuble violet. L’idole est célébrée chaque 21 octobre, à l’occasion d’un pèlerinage très couru. Le Christ porte sa croix dans une expression d’abnégation tellement saisissante que je rassure Erell, 6 ans : « c’est une sculpture, pas une vraie personne, d’accord ? ».

Eglise du Christ Noir

Eglise de Portobelo à la saison des pluies

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Le Christ Noir

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Salle d’attente pour le passage du canal

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La baie de Portobelo 

Deux mois plus tard, fin février, quand nous revenons dans la baie, après une belle escale aux San Blas, l’atmosphère a bien changé. Ou notre regard ? La saison des pluies étant passée, Portobelo porte sous le soleil bien mieux son nom. Surtout, le mouillage que nous avions trouvé quasiment vide en début d’année (en dehors des bateaux naufragés !) s’est animé d’une quarantaine de voiliers. Nous y retrouvons plusieurs bateaux-copains et échangeons les bons tuyaux (internet gratuit, bus ou taxi, approvisionnement en gros, procédures administratives…). Car l’ambiance est au grand départ. La plupart des navires attendent avec excitation, sinon impatience, leur date de passage du Canal de Panama, suivi en majorité par la traversée du Pacifique. Du haut de ses murailles fatiguées, Portobelo continue à abriter le rêve d’expéditions vers de nouveaux mondes.

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Le « tamal », le mets préféré des Guatémaltèques

 

Antigua_Nahuala09112017-20171109_144648Enroulé dans une feuille, le tamal  est constitué de pâte à tortilla, de viande et d’une sauce épicée. Simple ? Euh, nous passons la journée à en confectionner plus de 100 chez notre amie Francisca.

Le tamal se déguste aux grandes occasions, Noël par exemple. La veille de notre départ de l’association Asodi, dans la communauté de Palanquix Loma, c’est le plat tout trouvé pour rencontrer l’essence de la cuisine guatémaltèque, et régaler les amis.

1ère étape

Grimper à la cime du kanak (dans les régions plus tropicales, on emploie des feuilles de bananier) et couper les feuilles les plus larges. Jennifer, 14 ans, monte jusqu’à 20 mètres, machette à la hanche. Les branches tombent les unes à la suite des autres et, à un moment donné, la machette aussi ! Ensuite, les feuilles sont rassemblées en paquets de 16 et nouées avec l’écorce des branches. Catarina paie à la propriétaire de l’arbre notre cueillette et met le tout dans son tissu qu’elle noue autour du dos. La petite troupe retourne, guillerette, à la maison par les champs de maïs.

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2ème étape

Laver toutes les feuilles (320 !) au savon pour enlever les spores qui, paraît-il, démangent la peau, puis les sécher au soleil.

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3ème étape

Faire dorer à la poêle oignons, tomates et poivrons. A part, faire bouillir des morceaux de viande de bœuf.

4ème étape

Rassembler sésame, pépins de courge, peau de piment séché, une baie nommée « pimienta gorda », une autre aux vertus colorantes en rouge. Moudre le tout sur une meule en pierre.

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5ème étape

Mixer la préparation de légumes et la poudre odorante.

6ème étape

Avec la pâte à tortilla (je passe l’étape récolter le maïs, égrener le maïs, sécher le maïs, cuire le maïs, moudre le maïs !), former une petite soucoupe dans sa main et y déposer un morceau de viande nappée de sauce.

7ème étape

Déposer le tamal sur la feuille de kanak et la plier en 4 pour emprisonner le mets.

8ème étape

Dans un fait-tout, déposer toutes les tiges des feuilles afin d’en tapisser le fond. Y placer les tamales. Allumer un feu et faire cuire sans eau pendant une heure environ.

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C’est sûr, après avoir crapahuté dans les arbres, lessivé des centaines de feuilles, pétri la pâte à tortilla de toutes ses forces, meulé du piment en se râpant les doigts, on est super content de les déguster ces origamis culinaires !